La météo de l’immo : quand les taux montent, les prix baissent

L’immo c’est comme la météo. Quand on la regarde, tout parait très simple, mais lorsque l’on se penche un peu plus sur la question, c’est plus compliqué qu’il n’y parait. Et si ce n’est pas une science exacte, il y a toujours moyen de faire quelques prédictions plutôt utiles.

Les prix de l’immobilier au m² dans l’ancien ont augmenté de manière exponentielle en France entre 2010 et 2020 : 22 % de hausse en moyenne sur le territoire. Mais cette progression n’est pas forcément homogène. Par exemple, à Bordeaux +70 %, à Saint-Étienne -25 %. Et ce n’est que dans les 7 dernières années que ces prix ont véritablement explosé.   

Pourquoi ? Car le prix de l’immobilier se greffe à la société. Les salaires grimpent, le pouvoir d’achat aussi : le secteur suit. Mais contrairement à la bourse, le marché du foncier fluctue de manière assez lente, sur plusieurs mois voire plusieurs années. Il y a toujours donc une période sur laquelle il est encore possible de saisir les mouvements à venir avant que les prix varient.   

Vient ensuite une constante économique universelle : celle de l’offre et de la demande. Contrairement à une construction dont le tarif peut être calculé en termes de matériaux, un terrain n’a aucune valeur intrinsèque. Son coût est uniquement déterminé par l’offre et de la demande. 

Une offre et une demande bouleversées par la crise du COVID

La nécessité de disposer d’un jardin, d’espace à l’intérieur, pour des personnes qui ont compris que le travail pouvait se faire de la maison, parfois de force, d’autres fois de gré. S’en ait suivi un exode des citadins, au fort pouvoir d’achat, vers la ruralité, ce qui a provoqué presque immédiatement une hausse incontrôlée et souvent déraisonnée des prix des biens avec terrain, dans des zones au climat plus agréable.   

Ce qui va déterminer la future évolution de ces prix, sera lié d’une part à l’évolution (ou non) de la crise sanitaire, mais aussi, et surtout à la qualité de la reprise. En cas d’augmentation des salaires, et de baisses du chômage.  
Le contexte économique est le principal facteur qui tire le prix des logements à la baisse. Toute embellie de ce côté pourrait entrainer un redémarrage progressif des transactions. Si la situation empire dans les mois à venir, cela pèsera lourdement sur le secteur et cela finira par tirer les prix vers le bas.  

Et cela jouera aussi sur les taux, s’ils montent les prix baisseront. À l’inverse…   

Pas si simple que ça ? Heureusement nos experts de l’immobilier, notaires, courtiers… présents sur l’événement Bien Chez Soi vous donneront tous les bons tuyaux pour vos projets.  

le salon du 25 au 27 Mars est annulé